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Tome deuxième. [2/1.]
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a66 MÉMOIRES DE NAPOLÉOM.

jusqu à sa mort. Une centaine de scheicks assisen cercle sur des tapis et les jambes croisées,en récitaient tous les versets en balançant for-tement le corps en avant et en arrière, et tousensemble.

Après cela on servit un grand dîner, pendantlequel on fut assis sur des coussins, les jambescroisées. Il y avait une vingtaine de tables etcinq ou six personnes à chaque table. Celle dugénéral eh chef et du scheick El-Bekir était aumilieu ; un petit plateau d’un bois précieux etde marqueterie fut placé à dix-huit pouces deterre et couvert successivement d’un grandnombre de plats. C’était des pilaux de riz, desrôtis d’une espèce particulière, des entrées,des pâtisseries, le tout fort épicé. Les scheicksdépeçaient tout avec leurs doigts. Aussi offrit-on pendant le dîner trois fois à laver les mains.On servit pour boisson de l’eau de groseille,de la limonade et plusieurs autres espèces desorbets, et au dessert beaucoup de compoteset de confitures. Au total, le dîner n’était pointdésagréable; il n’y avait que la manière de leprendre qui nous parût étrange.

Le soir toute la ville fut illuminée, On allaaprès le dîner sur la place El-Bekir, dont l’illu—” mination en verres de couleurs était fort belle.U s’y trouvait un peuple immense. Tous étaient