ÉGYPTE. - BATAILLE I>’aBOUKIB.
de l’ennemi, qui avait perdu 14 ou 1 5 ,ooo hom-mes, il lui en restait 3 ou 4,ooo qui occupaientle fort et se barricadaient dans une partie du vil-lage. La fusillade continua toute la journée. 11ne fut pas jugé possible, sans s’exposer à uneperte énorme, de forcer l’erinemi dans les mai-sons qu’il occupait, protégé par le fort. On pritposition, etlegénie et l’artillerie reconnurent lesendroits les plus avantageux pour placer despièces de gros calibre, afin de raser les défensesde l’ennemi, sans s’exposer à une plus grandeperte. Mustapha-Pacha ne s’était rendu pri-sonnier qu’après s’être vaillamment défendu. Ilavait été blessé à la main. La cavalerie eut la plusgrande part au succès de cette journée. Muratfut blessé d’un coup de tromblon à la tête ; lebrave Duvivier fut tué d’un coup de kandjiar.Crétin était tombé mort, percé d’une balle, enconduisant la cavalerie. Guibert, aide-de-campdu général en chef, frappé d’un boulet à la poi-trine, mourut peu après le combat. Notre pertese monta à environ 3 oo hommes. Sidney-Smith ?qui faisait les fonctions de major-général dupacha, et qui avait choisi les positions qu’avaitoccupées l’armée turque, faillit être pris; il eutbeaucoup de peine à rejoindre sa chaloupe.
La 69 e s’était mal comportée dans un assautMémoires. — Gourgaud .— Tome II. aa