pliments par le general Duroc, son aide-de-camp ; peuaprès, il m’invita à dîner pour le 16. J’eus lieu d’êtreflatté de l’accueil qu’il me fit; en sortant de table,nous eûmes une conversation qui sera publiée unjour avec d’autres documents sur le 18 brumaire;on y verra que si mon nom fut inscrit peu de joursaprès sur une liste de proscription, c’est précisémentparce que, prévoyant l’abus que ferait ce général dupouvoir suprême, je déclarai ne vouloir lui prêter monappui que dans le cas où il donnerait des garantiespositives à la liberté publique, au lieu de vagues pro-messes ; si j’avais proposé une dictature militaire,genre de pouvoir qui est sans limites, j’aurais été traitéplus favorablement.
Je vous prie, monsieur le général, d’avoir la bontéd’insérer ma réclamation dans le second volume desMémoires de Napoléon.
J’ai l’honneur d'être, avec la plus parfaite considé-ration ,
Monsieur, le général,
Votre très-humble-et très-obéis-sant serviteur,
Signé, le maréchal Jourdan.