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Tome deuxième. [2/1.]
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388 MÉMOIRES DE NA.POEÉON.

soutien , y perdit son drapeau et grand nombre d’hom-mes. Dès ce moment, nous restâmes maîtres de laplaine, et la cavalerie ennemie ne fit plus d’autre ten-tative ce jour-là, que d’envoyer des flanqueurs, contrelesquels nous fîmes avancer les nôtres.

Cependant le corps d’armée du prince avait éprouvéquelques changements fâcheux. La division Dupasavaitété réunie au corps du maréchal Oudinot, deux ba-taillons de grenadiers étaient restés à la garde de l’îlode Lolmu, le régiment de chevau-légers Prince-Jean,fut mis sous les ordres du maréchal Davoust. Le princese plaignit amèrement de tous ces changements, etenvoya plusieurs officiers pour réclamer ses troupes.Tout fut inutile, jusqu’à ce qu’enfin , vers la nuit,trois escadrons des chevau-légers revinrent, le qua-trième ayant été retenu pour couvrir une batterie.

Toutes ces contrariétés affectèrent le prince. Uvoyait avec chagrin que les sentiments de l’empereur,à son égard, se manifestaient dans cette occasion ,et que le prince de Neufchâtel agissait, de son côté,dans le sens du maître. Le caractère du prince, autantque son amour-propre offensé,-lui faisait désirer determiner cette journée aussi glorieusement que pos-sible. A cet effet, il fallait emporter le village de Wa-gram. Le prince ordonna donc à ses troupes un mou-vement encore plus à gauche, et envoya prévenirl’empereur de ce dessein, en le priant de le fairesoutenir vigoureusement.

Je m’arrête ici un montent pour jeter un coup d’œilsur la position de l’ennemi. Ifarcbiduc Charles avait