MÉLANGES.
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le résultat en fut fâcheux : l’armée française etweymarienne fut repoussée avec perte. Le princechangea alors l’attaque, se porta dans la plainepour aborder la droite de l’ennemi; la cavaleriebavaroise mit pied à terre et combattit commela plus vaillante infanterie, elle repoussa toutesles attaques des Français , qui perdirent 3 ,ooohommes. Les armées restèrent en présence jus-qu’au 9, que le prince de Condé prit le partide manœuvrer. Il se porta sur Langendenzlin-gen et le Val-de-Closterthal, menaçant decouper le Val-de-Saint-Pierre. Aussitôt queMerci s’en aperçut, il leva son camp et se portaau-delà des montagnes Noires, dans le pays deWurtemberg. La perte des deux armées fut éga-lement considérable : les Bavarois perdirent8,000 hommes, les Français et Weymariens9,000 hommes, un homme sur deux.
L’armée bavaroise était hors d’état de rienentreprendre ; le prince de Condé, sans consul-ter le mauvais état de son armée, se porta surle basllhin, négligeant Freybourg, investitPhilipsbourg, fit descendre de Brisach un équi-page de siège ; la ville de Strasbourg lui accordale passage. Il forma en quatre jours ses lignesde circonvallation autour de Philipsbourg, jetaun pont, s’empara, pendant ce siège, de Ger-