U l : : MOI R KS l)K N A P O LÉON.
formé par l'étang, sur la gauche, et par un boissur la droite; il plaça ses troupes derrière cedéfilé, établit une forte batterie pour battre aumilieu, ne fit point occuper le bois par son infan-terie , pour ne pas s’exposer à être engagé malgrélui, et passa le défilé avec six escadrons. Aus-sitôt que l’armée de Coudé s’approcha, il re-passa le défilé; ce prince, fort étonné de ren-contrer l’armée royale en position, se déployaet s’empara du bois; cependant il parut indé-cis; enfin, il entra dans le défilé. Le vicomte,alors fit volte-face avec sa cavalerie, culbuta latête de la colonne ennemie, avant qu’elle pûtse déployer. Au moment même, il démasquasa batterie qui porta le désordre dans les rangsde Condé; il repassa le défilé, et prit position ;il avait marché toute la nuit. Dans la soirée, lemaréchal d’Hocquincourt rejoignit Turenne,avec tout ce qu’il avait sauvé et rallié de sonarmée. Malgré cette jonction , et l’arrivée dequelques renforts envoyés de Gien , l’arméeroyale était encore inférieure ; mais la dispro-portion n’était plus la même. Peu de joursaprès, le prince de Condé retourna à Paris , oùl’appelaient les affaires de son parti; il laissason armée sous les ordres de Tavannes .
La cour se rendit, quelques semaines après,à Saint-Germain , sur la rive droite de la Seine,