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MÉMOIRES DE NA.l > OLÉON’
de palissades aux lignes de ce côté ; mais laFerté à son arrivée, par simple esprit de con-tradiction, les fit arracher. L’armée espagnole réunie à Douay, marcha sur Valenciennes àla fin de juin, pour faire lever le siège; elles’approcha à une demi-portée de canon deslignes de circonvallation, près du quartier desLorrains, sa gauche appuyée à l’Escaut , surlequel elle jeta six ponts; sa droite à un ruis-seau, sur lequel elle en jeta un pareil nombre;elle resta ainsi huit jours à se retrancher, elleétait de ao,ooo hommes ; l’armée royale étaitplus nombreuse; malgré la présence de l’en-nemi, la tranchée marcha avec activité; lesEspagnols renvoyèrent leurs bagages à Bou-chain, passèrent, le ifi, l’Escaut à l’entrée dela nuit, et attaquèrent les lignes du maré-chal de la Ferté. Ils arrivèrent sur les hordsdu fossé, sans être découverts, les abordè-rent sur un front de six bataillons, et les en-levèrent sans grande résistance. Turenne ac-courut avec deux régiments et quatre qui lesuivaient; mais il n’était plus temps; l’ennemiavait comblé les lignes, communiqué avec laville. L’armée du maréchal de la Ferté étaitdans le plus grand désordre; lui-même avaitété pris avec 4»°°o hommes et plus de 4ooofficiers. Marsin, avec 4i°o° hommes, avait