MELANGES.
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à chaque aile formaient la deuxième ligne; latroisième était composée de onze bataillons aucentre, vingt escadrons à la droite, et vingtescadrons à la gauche.
Turenne commença l'attaque en faisant abor-der le petit bois de la droite de l’ennemi par lemarquis de Boufflers, avec huit escadrons dedragons à pied, soutenus par une batterie. Depart et d’autre, les deux armées qui sentaientl’importance de cette position, envoyèrent suc-cessivement des renforts ; les Français enlevè-rent cependant la première ligne des retran-chements qu’avait fait construire le généralennemi en avant de ce bois ; ils y prirenttrois pièces de canon; mais il ne purent forcerla deuxième ligne qui était armée de huitpièces de canon. Turenne fut obligé de faireavancer le corps de réserve, et six bataillonsde la deuxième ligne : le carnage devint bien-tôt effroyable. Le deuxième retranchement futforcé ; les Allemands chassés du bois perdirentleurs canons. Le duc de Bournonville fit alorsavancer sept bataillons de Lunebourg pour re-prendre le bois; Turenne, de son côté, fitavancer le reste des bataillons de la deuxièmeligne, et là se renouvella le combat pour latroisième fois. Les Allemands avaient l’avan-