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MEMOIRES DE JVAPOLEOJV.
Presque tout l’einpire était eu guerre , et lesmauvaises dispositions des bourgeois de Stras-bourg étaient connues; la possession de cetteville était indispensable pour la sûreté de lafrontière; mais Turenne devait veiller sur cepoint important. Il était sur la rive gauche duRhin et l’ennemi sur la rive droite; il devait te-nir une division près Strasbourg , pour qu’ellepûtyprévenir l’ennemi, d’autant qu’il n’existaitsur toute cette frontière aucun autre point quidût au même degré attirer sa sollicit ude ; le ducde Bournonville ne le devança que de six heures.
3° A la bataille d’Entzheim, Turenne devaitrefuser sa gauche, ce qui eiût rendu impossiblela manœuvre habile qu’a faite le duc de Bour-nonville. Si le maréchal eût réuni à son extrêmegauche toute l’infanterie qu’il a disséminée malà propos entre ses escadrons, s’il l’eût placéedans le bois avec du canon, la couvrant parquelques retranchements et des abattis, lagauche de sa cavalerie eût été appuyée : il n’au-rait pas couru la chance de perdre la bataille,cela eût suppléé à son infériorité en cavalerie.La meilleure manière de protéger sa cavalerieest d’en appuyer le flanc. La méthode de mêlerdes pelotons d’infanterie avec la cavalerie estvicieuse, elle n’a que des inconvénients, la ca-valerie cesse d’être mobile, elle est gênée dans