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Tome cinquième.
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sur la rive gauche. Turenne, négligeant cetteinitiative tlu général ennemi, passa lui-mêmesur la rive droite : il fit à cet effet jeter unpont à üttenheiin, à quatre lieues plus hautque Strasbourg , et se porta sur la Kintzig; ilcampa à Willstett, la droite à ce village et à laKintzig, et la gauche à Ekcartsweier au ruisseaude Schuller, couvrant ainsi Strasbourg , dont ilétait à deux lieues, et son pont d’Ottenbeim,dont il était à quatre lieues; et où il avait con-struit une tète de pont qu’il gardait par plusieursbataillons. Après quelques jours d’hésitation ,Monlécuculli fut obligé d’obéir au mouvementde Turenne ; il repassa sur la rive droite, pro-longea sa gauche le long de la Kintzig, son ailegauche étant éloignée d’une lieue et demie ducamp français . Montécuculli, dont l’armée étaitun peu plus nombreuse que l’armée française,menaçait par la position qu’il avait prise, lepont d’Otteuheim ; il continua son mouvement,il marcha sur l’abba^e de Schutlern , étendantsa gauche jusqu’à Lahr ; il voulait, en menaçantle pont d’Ottenheim , obliger Turenne à re-passer le Rhin, ou à découvrir Strasbourg . Laposition du maréchal était assez compliquée :il avait à la fois à défendre son pont d’Otten-hcnn et celui de Strasbourg ; s’il quittait soncamp de Willstett, Monlécuculli entrait dans