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Tome cinquième.
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MÉMOIRES l)K NAPOLÉON.

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peu près à mille toises de l’angle d’équerre, despositions qui commandaient le village de Gi-bel. Le roi fit attaquer ces postes détachés etles culbuta , dans le temps que le maréchalSchwerin , avec l’aile gauche, passa le ruisseauà Sterboholy et à Podschernitz : la cavaleriedans les villages, l’artillerie sur les digues,l’infanterie dans les marais. Il y éprouva degrandes difficultés; plusieurs régiments enfon-cèrent jusqu'au genou ; la droite autrichiennen’en profita pas; elle resta sur les collines à rec-tifier son alignement. A une heure après midi,Schwerin l'attaqua à la baïonnette, arriva jusquesur sa position: mais, accablées par la mitraille,ses troupes lâchèrent pied, et abandonnèrentla hauteur. Broun le poursuivit pendant douzeà quinze cents toises. La gauche et le centrede l’armée autrichienne continuèrent à resterimmobiles. La cavalerie prussienne débouchadans la plaine de Sterboholy, fit d’abord unecharge malheureuse , mais se rallia, revint aucombat, et mit en déroute la cavalerie autri-chienne, qui abandonna le champ de bataille.La droite du prince de Lorraine se trouvaainsi entièrement découverte, au moment oùle roi entrait lui-même dans le village de Kyge,et attaquait la gauche. Le prince de Bevern,qui marchait au centre, s’aperçut d’un vide à