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Tome cinquième.
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MÉLANGES.

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principe que les réunions des divers corpsd’armée ne doivent jamais se faire près de l'en-nemi ; cependant tout réussit au roi. Ses deuxarmées, quoique séparées par des montagnes,des défilés, surmontèrent tous les obstaclessans qu’il leur arrivât aucun mal. Le 4 ma 'elles n’étaient plus éloignées que de six lieues,mais elles étaient encore séparées par deuxrivières, la place de Prague et l’armée du princede Lorraine forte de 70,000 hommes. Leurréunion paraissait impossible; cependant elles’opéra le 6 mai, à la pointe de jour, à troiscents toises du camp autrichien. La fortune seplut à combler Frédéric, qui devait être battuen détail avant la réunion des deux armées, etchacune chassée isolément de la Bohême.

Puisque le roi abandonnait sa ligne d’o-pération, par la rive gauche de l’Elbe , et qu’illa prenait sur Brandeis et par la rive droite,il eût dû faire passer sur la rive droite de laMoldaw le maréchal Keith, le tenir sur sonextrême droite, couvrant, dans tous les cas,sa ligne d’opérations sur Brandeis; il eût ob-tenu trois avantages : i° toute son armée eûtété réunie et il n’eût eu rien à redouter desentreprises du prince de Lorraine; 2 0 il eûteu 20,000 hommes de plus sur le champ debataille de Prague ; immense avantage; 3 ° sa