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3° A la bataille de Kollin, il est difficile dejustifier sa prétention de tourner la droite deDaun en faisant une marche de flanc de troismille toises, à cinq cents toises des hauteursque couronnait l’armée ennemie. C’est une opé-ration si téméraire, si contraire aux principesde la guerre : Ne faites pas de marche de flancdevant une armée en position, surtout lorsqu’elleoccupe les hauteurs au pied desquelles vous de-vez défiler! S’il eût attaqué la gauche de l’ar-mée autrichienne, il était parfaitement placépour cela ; mais défiler sous la mitraille et lamousqueterie de toute une armée qui occupeune position fulminante, pour déborder uneaile opposée, c’est supposer que cette arméen’a ni canons ni fusils. Des écrivains prus-siens ont dit que cette manœuvre n’a manquéque par l’impatience d’un chef de bataillonqui, fatigué du feu des tirailleurs autrichiens,avait commandé à droite en bataille et engagéainsi toute la colonne; cela est inexact. Le roiétait présent ; tous les généraux connaissaientses projets, et de la tète à la queue la colonnen’avait pas trois mille toises. Le mouvementqu’a fait l’armée prussienne lui était commandépar le premier des intérêts, la nécessité de sonsalut et l’instinct de tout homme de ne pas selaisser tuer sans se défendre.
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