MÉLANGES.
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tait le cas de se battre tous les jours alterna-tivement sur les deux rives.
7 e Observation. — La conduite du maréchalDaun , que l’on suppose basée sur les ressourcesqu’il savait exister dans Prague , paraît bonnejusque après la bataille de Kollin; mais il estcoupable de n’avoir pas profité de sa victoire :autant ne valait-il pas vaincre! Après douzejours de délibérations, il se décide enfin à seporter en Lusace . Il était plus conforme à l’es-prit de cette guerre qu’il se fût porté en Saxe ;il eût repris Dresde , rallié l’armée du princede Soubise, peut-être celle du duc de Riche-lieu , les Suédois et les Russes ; il eût réuniu00,000 hommes à Berlin . Les généraux autri-chiens dans cette campagne sont extrêmementtimides; quoique leurs troupes se soient bat-tues avec courage, leurs chefs n’ont montréaucune confiance en elles. Ils ont pu attaquerle prince de Prusse à Zittau et ils ne l’ontpas fait; le roi leur a constamment offert labataille après Kollin, et ils l’ont constammentévitée.