MÉLANGES. Ot’J']
mais autorisé aucun général à faire poser lesarmes à ses soldats dans un autre cas, on peutavancer qu’aucun prince, aucune république,aucune loi militaire ne les y a autorisés. Lesouverain ou la patrie commandent à l’officierinférieur et aux soldats l’obéissance enversleur général et leurs supérieurs, pour tout cequi est conforme au bien ou à l’honneur duservice. Les armes sont remises au soldat avecle serment militaire de les défendre jusqu’à lamort. Un général a reçu des ordres et desinstructions pour employer ses troupes à ladéfense de la patrie: comment peut-il avoirl’autorité d’ordonner à ses soldats de livrerleurs armes et de recevoir des chaînes ?
4° Il n’est presque pas de batailles où quel-ques compagnies de voltigeurs ou de grena-diers, souvent quelques bataillons ne soientmomentanément cernés dans des maisons, descimetières, dans des bois. Le capitaine ou lechef de bataillon, qui, une fois le fait constatéqu’il est cerné, ferait sa capitulation, trahiraitson prince ou son honneur. Il n’est presquepas de batailles où la conduite tenue dans descirconstances analogues n’ait décidé de la vic-toire. Or , un lieutenant-général est à une ar-mée, ce qu'un chef de bataillon est à Une di-vision. Les capitulations faites par des corps