MÉLANGES.
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pale armée française qui était cantonnée sui’la rive gauche du Ilhin. Depuis cinq ans leministère français n’avait pas compris qu’ilfallait tenir ses forces réunies sur la rive droite.
a° Le maréchal de Broglie , attaqué dans lefort de l’hiver par une armée égale en force,devait-il risquer une bataille pour défendreses magasins? Le premier principe de la guerreest qu’on ne doit livrer bataille qu’avec toutesles troupes qu’on peut réunir sur le champ d’o-pération. Mais ce maréchal, convaincu commeil l’était de la faute que commettait la cour endivisant son armée et en tenant la plus grandepartie des troupes sur la rive gauche du Rhin,devait s’attendre à ce qui est arrivé, et réunirses magasins dans des places fortes, telles queCassel, Marbourg, Bergen, Francfort et Ha-nau , de sorte qu’il pût évacuer tout le payssans rien perdre.
3° Le renfort de r5,ooo hommes qu’il reçoitde l’armée du Rhin , ne paraît pas être unrenfort suffisant pour justifier la retraite du duoFerdinand, qui évacua à son tour le pays de-vant le duc de Broglie, leva le siège de Cassel ,et se retira derrière la Dimel. En effet, il avaitplus de chances de succès de battre ce maréchal:renforcé de i5,ooo hommes, quoique n’étantpas en forces égales à lui, qu’il n’en avait, à at -