PIÈCES JUSTIFICATIVES.
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i° La manière dont sont minutés, au plumitif des dé-libérations, les arrêtés du directoire, relatifs à l’arméed’Angleterre ; ils ne portent, contre l’usage observé entout autre matière, aucun considérant. Des provisions d’a-gents de la république, auprès des princes d’Orient, déli-vrées par le directoire , avec le nom en blanc, sont contre-signées par le ministre des relations extérieures , et ne por-tent point la signature du secrétaire-général Lagarde, maiscelle de François de Neufchâteau , l’un des directeurs.
2° La dénomination d’armée d’Angleterre , conservée àl’armée d’Orient, jusqu’à son embarquement, en telle sorteque les divisions embarquées à Civita-Vcccliia, paraissaienten former l’aile droite, sous les ordres du général Desaix.
3° Le secret qui a été observé sur cette expédition. Nousavons une lettre de l’amiral Brueys , qui fournit le plan del’attaque de Malte , et demande , peu de semaines avant ledépart, le but réel de l’expédition ; et un billet du ministrede la guerre, Schérer, qui prie le général en chef de lemener avec lui au directoire , pour qu’il connaisse enfinl'objet des immenses préparatifs qu’on fait de toute part.
Le général Desaix était dans le secret, et annonçait, deRome , que ce secret n’était pas divulgué; Monge le con-naissait et voulait être de l’expédition. Le général Moreaupartageait l’erreur universelle. On trouvera, sous le n° I,une de ses lettres au général en chef Bonaparte, quiprouve que, le 6 germinal an VI, il était dans l’ignorancedu but principal de l’expédition; et, sous le n° II, unelettre du général Kléber à Moreau, qui démontre que ce-lui-ci a été informé plus tard de ce mystère, mais qu’il estopposé à l’expédition.
On sait d’ailleurs que, depuis le 18 fructidor, aprèsquelques froideurs, et la réconciliation du général en chefBonaparte avec le directoire, en vendémiaire an VI, lesMontholon.—Tome F. 9.3