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MÉMOIRES DF. IM A PO LÉON.
projets , je pense que vous profiterez de l’étendue im-mense de côtes que nous possédons, pour opérerplusieurs débarquements , ou au moins en fairecraindre tant sur les côtes d’Irlande , que sur cellesd’Angleterre ; elles sont menacées depuis l’entrée del’Océan , à Brest , jusqu’à la mer du Nord, au Texel.
En supposant qu’on parte de différents ports, oupour se diriger sur le même point et opérer un dé-barquement unique, ou pour tenter des attaquesdifférentes, il est indispensable d établir une com-munication tellement prompte, que l’éloignement desdivers lieux de départ ne nuise pas à l’ensemble dontune telle opération a besoin, soit en exposant un dé-barquement partiel qui ne serait pas soutenu par lesautres, soit en n’opérant pas les diversions avanta-geuses dont une attaque réelle a toujours besoin.
L’invention des télégraphes n’a jamais été plusutile que dans cette occasion , puisque des postesétablis avec soin, depuis Brest jusqu’au Texel, le longdes côtes, communiqueraient les ordres avec unepromptitude que rien ne peut égaler, assureraient ledépart simultané de toutes les flottes, et empêche-raient les départs partiels que les vents ou d’autresobstacles permettraient dans un port, et rendraientimpossibles dans un autre.
Je desire , citoyen général, que ces réflexions puis-sent vous être de quelque utilité. J’ai trop à cœur lessuccès de mon pays, pour ne pas me faire un devoirde vous communiquer tout ce que je croirai pouvoir