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Tome sixième.
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SITUATION POLITIQUE UE l’eUROPE EN 1 798. s 3

de cette monarchie. Le cabinet de Berlin voyaitavec plaisir les grands préparatifs de la Répu-blique contre l’Angleterre ; il avait tout à gagneraux embarras qui seraient donnés à cette puis-sance dont il ne pouvait pas être ouvertementl’ennemi, en raison de la grande étendue decôtes que ses acquisitions en Pologne lui avaientdonnées, mais dont il convoitait les dépouilles,soit par la cession du Hanovre , limitrophe deses frontières orientales, soit par l’affranchisse-ment du joug britannique , comme puissancemaritime. 11 était de l’intérêt de la France deprotéger sur mer le pavillon prussien, et d’enfaire, comme de celui de la Hollande et de l’Es-pagne, un auxiliaire pour la marine française .Il y avait avantages naturels, et surtout intérêtîle premier ordre, pour la Prusse , à maintenirl’amitié qui existait entre elle et la République .Aussi Frédéric-Guillaume repoussa-t-il toutes lesintrigues, toutes les instances de l’Angleterre :rien ne put le faire dévier du système de neu-tralité qu’il avait adopté.

Il en fut à peu près de même à l’égard de laSuède et du Danemark dont l’antique inimitiécéda aux intérêts présents. Ces deux souverains,en leur qualité de membres du Corps germa-m que, sentirent qu’ils devaient profiter de l’ap-P u i de la puissance française, pour s’affranchir,