a 6 MÉMOIRES I)E NAPOLÉON.
toutes les époques. Les formes de sa chancellerie,l’esprit naturellement processif des Allemands ,se joignirent aux intérêts divers qui partageaientla diète. L’Empereur était d’ailleurs triplementreprésenté à Rastadt . Cette position, favorableà la première partie des négociations, tranchales difficultés relatives aux électorats ecclésias-tiques, et Mayence, qui était le grand point dela contestation, fut livré aux troupes françaises .Cependant, quand les ministres de l’Empereurcherchaient à prouver aux princes allemands quela cession de la rive gauche du Rhin à la France était la compensation nécessaire des Etats véni-tiens qu’avait acquis la maison d’Autriche enItalie , ils répondaient que l’Empereur n’avaitpas eu le droit, comme chef de l’Empire, dedisposer d’une partie du territoire allemand ;mais leurs vaines remontrances ne servaient qu’àtémoigner de leur mécontentement; ce qu’avaitvoulu Napoléon était obtenu : Mayence, Cassel ,Coblentz et Kehl étaient à la France .
Treilhard, Bonnier, Jean Debry et Roberjot succédèrent à Napoléon dans la direction de lanégociation à Rastadt . Leurs instructions furentdictées par l’esprit qui avait fait rompre les né-gociations de Lille. Le Directoire voyait avec peineles effets de la paix de Campo-Formio. Il allaitjusqu a dire à ses affidés : Napoléon aurait dû