MÉMOIRES DE NAPOLÉON.
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dépassé la frontière autrichienne. En Suisse , lesGrisons avaient tumultueusement secoué le jougde la nouvelle constitution helvétique , et avaientappelé à leur secours l’armée autrichienne duTyrol ; le général Hotze était entré dans cettepartie de la Suisse avec 3o,ooo hommes; enfin,l’ouverture de la campagne en Allemagne futdécidée par la prise de la forteresse d’Ehren-breisten, qui, bloquée étroitement par les Fran-çais depuis l’ouverture du congrès, fut obli-gée de se rendre. La possession de cette placeimportante sur la rive droite du Rhin ne pou-vait que rendre le Directoire plus inflexible dansses demandes, en lui donnant une position mili-taire respectable. L’archiduc Charles campait,avec une forte armée, entre l’Inn et le Lech; legénéral Jourdan commandait sur la rive gauchedu Rhin Xarmée du Danube .
Les forces de la coalition é taient ainsi évaluées :l’archiduc Charles, 120,000 hommes en Alle-magne ; le général Hotze, 3o,ooo hommes dansles Grisons ; le général Bellegarde, 24,000 hom-mes dans le Tyrol ; le général Mêlas, 60,000hommes en Italie : 100,000 Russes étaient enmarche. Les princes d’Italie avaient mis en mou-vement 60,000 hommes.
Joubert et Champipnnet commandaient lesarmées françaises d’Italie ; le Directoire récom-