Valence, il y mourut le 19 août de la mêmeannée.
L’esprit de rapine et de concussion du Di-rectoire s’établit bientôt à Rome , comme enHelvétie ; les lois des émigrés et de la confiscationmirent leurs cachets sur la nouvelle révolution;on déclara émigrés les cardinaux, les prélats, lesprinces romains qu’on obligeait de s’expatrier;et on livra leurs palais au pillage, après avoir pro-noncé la confiscation de leurs biens. Au milieude ce brigandage, qui enrichissait les agents civilsdu Directoire, la solde de l’armée restait arrié-rée. Les habitants furent indignés de tant dedéprédations, qui enlevaient à leur pays unefoule de monuments des arts, tableaux et sta-tues, sans compter les contributions excessivesqu'ils durent payer. Il leur fut aisé de persuaderaux Français mécontents de faire cause com-mune avec eux contre ceux qui les dépouil-laient, et qui ne payaient pas la solde. Des sol-dats, le mécontentement gagna jusqu’aux offi-ciers , qui signère ntun mémoire de griefs et demenaces, et l’envoyèrent au Directoire. Il y eutà Rome , ce qu’on 11’avait jamais vu dans l’arméefrançaise, même aux époques les plus cruellesde la révolution, sédition, révolte militaire. Cescandale inouï est dû aux agents provocateurset dilapidateurs du Directoire; car il fallait tou-