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Tome sixième.
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MÉMOIllKS DE IN A. POI.ÉON.

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d’ailleurs porté, s’il eût vécu davantage, à s’en-tendre avec la France contre le parti anglais , dontson nom était toujours l'instrument, et à ne passouffrir qu’aucune atteinte fût portée à la répu-blique son alliée. Dès la mort de ce grand Roi, teprince et la princesse d’Orange jugèrent devoirprofiter de leur crédit sur le nouveau roi pourle faire intervenir comme protecteur de leursprétentions à usurper entièrement le pouvoir su-prême.

Hertzberg, sous le feu roi, n’était qu’un mi-nistre ordinaire; Frédéric gouvernait par lui-même; mais il devint ministre dirigeant sous sonsuccesseur,prince faible, inoccupé, étranger auxaffaires par sa nature, et dont tonte l’ambitionse bornait à jouir de l’héritage glorieux que sononcle avait fondé en Europe . Hertzberg n’avaitpu faire accorder aux sollicitations de la cour deLa Haye le crédit qu’il aurait désiré; il se dédom-magea de son impuissance auprès du nouveauroi; il le fit consentir à donner à la princessesa sœur une protection déclarée. Les affaires deHollande n’étaient connues à Rerlin que par lesplaintes des Orangistes. Le comte de Goertz futenvoyé à La Haye en qualité d’ambassadeur,avec instruction de diriger le stathouder dans saconduite vis-à-vis des États, et de lui montrerun appui public. La révolution commença, au