84 MÉMOIRES I)E NAPOLÉON.
vouloir faire cesser le danger résultant, pour latranquillité publique, delà nécessité de recourirau Stathouder pour lés ordres de mouvement destroupes, et ajoutèrent encore au droit du conseil-comité. Guillaume V, à cette nouvelle qui lui enle-vait sa plus belle attribution, se rendit aux Etats,défendit ses droits, et demanda que le comman-dement général lui fut laissé, en promettant d’enfaire usage pour assurer la tranquillité publique.Ces instances furent inutiles; son humiliation futcomplète; les États persistèrent dans leurs déli-bérations.
Il fut violemment irrité du non succès de sadémarche; il quitta l’uniforme, partit pour laGueldre, et écrivit à Berlin pour solliciter uneintervention plus active encore qui lui fît rendreson commandement. Il déclara qu’il ne reparaî-trait plus dans la résidence, si cette prérogativene lui était rendue; il la regardait comme undroit inhérent à sa dignité. Cela donna lieu àplusieurs mémoires et notes diplomatiques. LesÉtats délibérèrent de nouveau; et quoique lepensionnaire d’Amsterdam eût éprouvé quelquesdéfections dans ses partisans, cependant les pa-triotes l’emportèrent encore.
Ils ne s’endormirent point sur leur victoire ;ils en profitèrent pour aborder des questionsd’un intérêt moins élevé sans doute, mais d’un