POLITIQUE DU DIRECTOIRE. 107
ment de trois cents bourgeois partirait sous lecommandement de d’Averhoult, l’un des nou-veaux régents, et s’établirait à Vresswyck. Le dé-tachement rencontra le bataillon à l’entrée dela nuit; l’action s’engagea. Elle fut d’abord sou-tenue de part et d’autre avec un avantage égal;mais d’Averhoult ayant démasqué trois petitespièces de campagne, les troupes de ligne furentbientôt mises dans une déroute complète : elle futsi entière, qu’elles perdirent leur drapeau, jetè-rent leurs fusils, et abandonnèrent leurs bagages;les bourgeois perdirent peu d’hommes. Us eurentla gloire d’avoir défait huit compagnies de ligne,et d’entrer le lendemain à Vresswyck ; M. d’Aver-hoult et ses compagnons rappelèrent aux habi-tants du pays le dévouement de Léonidas et sestrois cents Spartiates. C’est ainsi que commencentles renommées militaires dans les révolutions,et que se fonde la gloire nationale. Ce comman-dant et ses bourgeois voyaient le feu' pour la pre-mière fois, et ils avaient vaillamment battu destroupes réglées et aguerries. L’impression futprofonde à La Haye , où les États - générauxtémoignèrent leur juste indignation, au récitde violences qui surpassaient celles qui avaientété exercées sur les villes d’Elsbourg et Hattem ;ils se déterminèrent à adopter les mesures lesplus énergiques pour secourir Utrecht , et à