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et de 1795. La prise de cent cinquante villes,cent combats, vingt-neuf grandes batailles por-tèrent le nom Français au-dessus de celui desautres peuples et au-dessus même de l’honneurde ses plus grands souvenirs. Telle était la gloirefrançaise, et la guerre d’Italie n’avait pas eulieu.
Un traité de paix assura les relations de laFrance et de la Hollande; il fut l’ouvrage deSieyes , qui établit une heureuse harmonie entreles intérêts des deux peuples. La convention futconséquente dans sa négociation, aux principesqui l’avaient animée pendant la guerre. Le pre-mier article du traité reconnaissait la souverai-neté et V indépendance des Provinces-Unies ; maisle gouvernement français avait besoin de pren-dre ses sûretés ; son armée garda possession desvilles fortes et des places dont l’Angleterre pour-rait s’emparer par surprise.
Dans une séance solennelle de la Convention,Sieyes ayant présenté les négociateurs hollan-dais, le traité fut ratifié. Dans cette séance,l’influence conventionnelle avait insensiblementexalté le caractère réfléchi des Hollandais, et ilss’étaient à leur tour laissé échauffer par desclubs et des sociétés populaires, dont l’autorités’était élevée, comme en France , au-dessus decelle des magistrats. Ces violences étaient de fai-