comte de Leseure, le comte de Bonchamp , nonmoins pieux, non moins braves, mais gentils-hommes, qui sont appelés au commandement.Cependant le sacerdoce conserve son influence ;ce n’est que dans les revers que les générauxcommencent à devenir indépendants. C’est àl’envie de se soustraire à la dictature ecclésias-tique que l’on doit attribuer le passage de laLoire à Varades , la plus funeste des opérationsmilitaires. C’est de cette époque que datent lesdissensions entre les généraux vendéens .
Toutes les ordonnances du conseil supérieurîle la Vendée ont pour premier objet les inté-rêts du clergé; l’évêque d’Agra intime aux prê-tres l’ordre de revenir dans leurs paroisses, etde se mettre en relation directe avec lui. Lesventes des biens du clergé sont annulées danstous les pays que la victoire soumet momenta-nément au pouvoir de l’armée catholique. Lapossession de ces biens est enlevée violemmentaux acquéreurs. Les fermages doivent être payésaux fabriques des paroisses. Cependant le con-seil supérieur n’ose pas prononcer le rétablisse-ment de la dîme; il en réfère au régent; il seborne à ordonner aux curés d’en constater lavaleur, et à inviter les fidèles à la payer en na-ture. La circulation des assignats occupe la solli-citude du conseil ; ceux à l’effigie royale auront