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Tome sixième.
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210 MÉMOIRES DE NAPOLÉON .

ciens officiers. Le dernier avait fait la guerredans l’Inde sous le fameux Bailli de Suffren. Cesdeux gentilshommes, entraînés par le vœu po-pulaire, se joignirent à l’armée avec quelquesamis. Toutes les troupes sous Cathelineau nes’élevaient alors qu’à six mille hommes. Le 10,cette armée marcha sur Chemillé , où elle écrasaune colonne républicaine ; mais le défaut demunitions l’arrêta.

Le général Berruyer avait remplacé Labour-donnaye ; il avait vingt-cinq mille hommes dansla haute Vendée ; ses troupes étaient divisées enquatre corps, et ce fut une grande faute. Quéti-neau commandait 3,ooo hommes à Bressuire ;Ligonnier, 4i°°o à Vihiers; Gauvilliers, i,5ooau pont de Cé; Dayat, environ 6,000 hommes àNiort . Berruyer, avec le reste des troupes, occu-pait Saint-Lambert et Angers , où était son quar-tier-général.

Cathelineau, après l’affaire de Chemillé , avaitdû se replier d’abord sur Beaupréau, à quatrelieues au nord de Chollet, de là sur Tissange,petite ville du Poitou . Il se voyait à regret forcéà un système de défensive peu d’accord avec soncaractère. Il en prévoyait les effets, et ne se dis-simulait pas que le découragement se mettraitnécessairement dans ses troupes; ce qui rendraitimpossible l’entreprise qu’il avait conçue. Cepen-