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MÉMOIRES DE NAPOLÉON.
d’insurrection excités pan les chefs avaient com-promis l’honneur et la vie de Charette, plusieursexpéditions avaient échoué par suite de cettemésintelligence, Charette s’était entendu nom-mer traître et lâche par les mécontents de sonarmée, et il s’était cru obligé de se justifier decette accusation et particulièrement de l’entre-prise sur Machecoul, qui avait manqué par lafaute du chef Vrignaux dont les troupes n’avaientpas pris part au combat. De son côté Jolly, quidétestait les nobles, ne coopérait qu’avec répu-gnance aux projets du généralissime. Charetteavait dû quitter Legé et sa position de Vieille-Vigne; il avait eu le chagrin d’apprendre que leshabitants de Legé , livrés à leurs seules forces,avaient défendu vaillamment leurs foyers, aprèsson départ, contre une colonne républicaine.Ils’était dirigé sur Mortagne, où se trouvait ladivision de Royrand ; mais, averti qu’il y seraitmal reçu pour avoir quitté Legé et Vieille-Vignesans combats, il avait rebroussé chemin aveccinq cents hommes seulement, et c’est avec cefaible corps qu’il osa attaquer et qu’il força leposte de Saint-Colombin , défendu par 1,200hommes, qui furent tous tués ou laits prisonniers.Peu de jours après, une entrevue eut lieu entreCharette et le chef Royrand , pour combiner l’at-taque du pont James; l’armée de Charette s’em-