son corps fut détruit, à peine trois cents hom-mes purent-ils se rallier de cette déroute. La Ré-publique perdit dans cette expédition cinq millehommes et quatorze pièces de canon. Westermaneut le tort de ne point attendre à Bressuire lesrenforts que son général en chef lui annonçait;il se serait trouvé à la tète de vingt mille hom-mes ; il aurait pu alors se flatter d’un succès im-portant. A leur retour à Niort , Westerman et legénéral Biron s’accusèrent mutuellement de lamauvaise issue de cette expédition; Westermanreprochait à Biron la lenteur de la marche desrenforts qui devaient le joindre à Bressuire ; Bironlui reprochait de ne les avoir pas attendus. Lesreprésentants du peuple donnèrent raison à Wes-terman, et destituèrent Biron. Mais ils devaientbientôt périr l’un et l’autre sous la bâche révo-lutionnaire, qui ne respectait ni vainqueurs nivaincus.
Enhardis par la victoire qu’ils venaient deremporter, les Vendéens essayèrent d’enleverLuçon . La conduite blâmable du général Sandozfaillit de leur livrer cette ville; mais la vigou-reuse résistance d’un bataillon fit échouer leurtentative, ils se retirèrent avec perte d’un bonnombre d’entre eux. Le général Santerre fut sili-ces entrefaites nommé au commandement en°fiet de l’armée républicaine. U débuta par quel-