VEN DÉ K. 23^
effroi sur les masses vendéennes. Charette atta-qué de tons cotés fut battu cinq fois à Port-Saint-Père, à la Chapelle-Pallicaud, à Verton, à Louin ,à Mortagne ; ses soldats harassés manquaient sur-tout de munitions, et refusaient de se battre;iis demandaient à grands cris le secours de l’ar-mée d’Anjou.
Les représentants du peuple avaient arrêtéleur plan de campagne à Saumur : ils avaient or-donné que l’armée de Mayence et celle des côtesde Brest, renforcées de la division des Sables, semettraient en mouvement le 11 septembre, etmarcheraient par Machecoul et Bourg-Neuf surMortagne, en passant par Aizenay, Saint-Fulgent et les Herbiers, positions qu’elles devaient préala-blement enlever; que la réserve, après avoir passéla Sèvre sur le pont de Verton , se saisirait de Châ-teau de Glisson, et de là ferait sa jonction avecl’armée; que la division des côtes de la Rochelle garderait la défensive, que seulement elle reste-rait en communication avec l’armée des côtesde Brest par un mouvement de la division deMiekowsky ; que la division Chalbos se porteraitle 14 à la Châtaigneraye, la division Oré à Bres-suire, la division de Saumur à Vihiers . Il était dif-ficile de rien concevoir de plus absurde. Les di-visions, opérant ainsi isolément, marchaient àdesrevers certains. Il fallait opérer en masse sur