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Tome sixième.
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VENDÉE .

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les nobles par jalousie, et sa grossièreté le faisaitdétester par eux; mais ils n’avaient pas d’hommeplus capable, et sa naissance lui donnait un as-cendant sur les paysans ses semblables. La révo-lution avait touché juste en proclamant l’égalité.Les armées vendéennes étaient elles-mêmes do-minées par ce grand principe, qui venait d’envahirla France et contre lequel elles se battaient chaquejour. Ce fut alors que parut sur la scène l’abbéBernier, curé de Saint-Laud d’Angers . Ce prêtreattendait une occasion favorable pour gouvernerla guerre civile; il s’empara facilement de l’es-prit de Stofflet , et, ainsi que son disciple dontil allait faire son instrument, sans s’engager àpartager ses périls, il donna peu de regrets àLaroche-Jacquelein. Il se mit à l’œuvre de suite,en composant une belle proclamation pour Stof-flet . Celui-ci, jaloux de gagner par une actiond’éclat son grade de généralissime, se porta avecquatre mille hommes sur Chollet, où le généralMoulins se trouvait avec cinq mille hommes. L’at-taque réussit complètement; le général Moulins ,forcé d’évacuer le poste qu’il était chargé de dé-fendre, se brûla la cervelle de désespoir. Letriomphe des Vendéens fut de courte durée;le lendemain la division Cordellier rentra dansChollet. Stofflet voulut essayer de surprendredans sa retraite Beaupréau , mais il échoua. Ma-