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Tome sixième.
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SECONDE COALITION CONTRE LA FRANCE . 3t5

point à l’intrépidité française; ils furent enfoncéset jetés en désordre sur Calvi , où ils mirent basles armes; quatre mille prisonniers, cinq piècesde canon, plusieurs drapeaux, furent les tro-phées de cette journée.

Dans ce temps, le général Lemoine s’emparaitde Cività-Ducale et d’Aquila, et faisait éprouverà la droite napolitaine des revers importants.Une colonne française s’avança sur le Monte-Ro-tondo, et jeta l’alarme dans Rome . Mack comp-tait à peine vingt mille hommes sous les armes,il en avait perdu douze mille dans les différentscombats qu’il avait livrés. Ses soldats étaient dé-couragés. Il était débordé par sa droite, et cha-que jour son ennemi se renforçait des secoursqui lui arrivaient des armées de la haute Italie .L’Autriche ne prenait point l’offensive sur l’A-dige. La position des Napolitains était difficile ;cependant Mack eut la pensée de tenter un der-nier effort, et il détacha à cet effet le prince deHesse-Philipsthal sur Calvi . Le 11 décembre, illeva son camp et commença sa retraite. Arrivéau pied des montagnes de Frascati et d’Al-bano, il envoya ordre aux généraux Damas etRourcard de suivre son mouvement par la rivedroite du Tibre . Le général Salandra se retirapar la route de Terni. Le roi de Naples , effrayéde ces dispositions, quitta Rome en toute hâte