SECONDE COALITION CONTRE LA FRANCE . 3 1 7
courte campagne de dix-sept jours, environ vingtmille hommes et quatre-vingts pièces de canon,aux combats de Porto-Fermo, de Cività-Castellana ,d’Otricoli, de Calvi , de Cantalupo, de Storlolaet d’Orbitello. Mack, ainsi chassé du patrimoinede Saint-Pierre, ne put rallier ses débris quederrière le Volturne ; il appela à lui toutes lesgarnisons, tous les dépôts restés dans le royaume,et s’établit, sa gauche appuyée à la forte positionde Capoue, sa droite à Caserte . Cette campagnecoûta peu de monde à la France . L’armée, quoi-que surprise dans ses cantonnements, soutintvaillamment le chocde forces triples; elle n’eut àregretter que les victimes des insurgés deViterbe.
§ III.
La République romaine vengée de l’invasionnapolitaine, il ne restait au général français qu’àpoursuivre ses brillants succès, et à marcher surNaples . Si la victoire l’y conduisait, il y plante-rait l’arbre de la liberté. Quatre chaussées s’of-fraient au développement de son plan d’inva-sion : la première, celle de droite, part de Rome ,traverse les marais Pontins, Terracine, Gaéte ,le Garigliano près Trajetto, et le Volturne sur lepont de Capoue, et débouche à Naples (soixantelieues) ; la seconde passe à Frascati, à Isola sur leGarigliano,à San-Germano, Calvi et Capoue , d’ou