SECONDE COALITION CONTRE LA FRANCE . 321
surgée et devant des forces égales aux siennes,eût couru le plus grand danger. Mack, par uneconduite inexplicable, proposa de nouveau, dansces circonstances, une suspension d’armes. Legénéral français s’empressa de l’accepter, et laconvention fut signée le io janvier. Les troupesfrançaises occupèrent tout le pays jusqu’à Ca-poue, hormis la capitale et sa banlieue. Le gou-vernement napolitain s’engagea à payer de suitedix millions pour la solde de l’armée, et à fermerses ports aux ennemis de la République . Cettenouvelle et le mouvement de quelques bataillon^suffirent pour dissiper l’insurrection, et fairerentrer les campagnes dans l’obéissance.
Dès le 23 décembre,, le Roi avait quitte Na-ples, et s’était retiré en Sicile , confiant le gou-vernement de ses Etats de terre ferme au princePignatelli. La population de cett;e grande capitaleétait en fermentation ; des passions diverses l’agi-taient. Le 12 janvier, elle apprit la signature dela suspension d’armes et l’occupation de Capouepar les Français . Le 1 4 , eH e r éçlata à la vue dequelques cocardes tricolores qui se montrèrentdans les promenades : lç^ la^aroni prirent lesarmes. Une circonstance, inattendue donna del’importance à ce mouvement populaire : le con-voi sur lequel était embarquée la division napo^litaine revenant de Livourne. , mouilla dans laMontholon.—Tome VI. 21