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mémoires de napoléon.
Par la conversation que j’ai eue ce matin avecM. Azara, ministre d’Espagne, envoyé par le pape,il in’a paru qu’il avait ordre de nous offrir des contri-butions. Je serai bientôt à Bologne . Voulez-vous quej’accepte alors, pour accorder un armistice au pape,vingt-cinq millions de contributions en argent, cinqmillions en denrées, trois cents cadres, des statues etdes manuscrits en proportion , et que je fasse mettreen liberté tous les patriotes arrêtés pour faits de ré-volution P J’aurai, au reste, le temps de recevoir vosordres là-dessus; puisque je ne crois pas être à Bologne avant dix ou quinze jours. Alors, si les six mille hommesque commande le général Chateauneuf-Randon arri-vent, il n’y aura pas d’inconvénient de se porter deBologne jusqu’à Rome . Au reste, je vous prie de resterpersuadé que, lorsqu’une fois vous m’avez fait con-naître positivement vos intentions, il faudrait quellestussent bien difficiles pour que je ne puisse pas lesexécuter.
Bonaparte.
A M. le Duc d’Aoste.
Au quartier-général à Roverbello, le i 5 prairial an \(3 juin 1796).
J’ai reçu, monsieur, votre courrier; la conduite duroi à l’occasion de M. Bounnafier est digne de lui.
Je vais prendre des mesures pour que, pendant lepeu de temps que la police de la ville d’AIba appar-