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Tome sixième.
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PIÈCES JUSTIFICATIVES.

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Les Anglais se sont emparés de Porto-Ferrajo . Maî-tres de la mer, comme ils le sont, il était difficile des’opposer à cette entreprise. Quand nous serons maî-tres de la Corse, ce qui ne doit pas tarder, il nousdeviendra possible de les chasser de cette île. Voustrouverez, ci-joint, copie de la lettre que m’a écritele grand-duc de Toscane , celle de notre ministre àFlorence , et la copie de la réponse.

Dans la position actuelle de l’Italie , il ne faut nousfaire aucun ennemi, et attendre la décision de la cam-pagne pour prendre un parti conforme aux vrais in-térêts de la République . Vous sentirez sans doute alorsqu’il ne nous convient pas de laisser le duché de Tos-cane au frère de l’empereur. Je désirerais que jus-qu’alors l’on ne se permît aucune menace, et aucunpropos à Livourne contre la cour de Toscane . Lesmoindres de mes paroles et celles de vos commissairessont épiées et rapprochées avec une grande importance;mais l’on croit toujours être ici dans les couloirs de laConvention.

Bonaparte.

Au général Moreau.

Au quartier-général de Milan,le î 3 prairialan 4 ( 11 juin 1796 ).

Je vous fais passer un million que vous tirerez, surBàle, des mains du citoyen Barthélemy, ambassadeur