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Tome sixième.
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PIÈCES JUSTIFICATIVES. 34?

avec indifférence ces crimes qui se commettent surleur territoire, et le sang français répandu par desassassins !

Il est indispensable que ce mal ait un terme, etque les hommes qui par leur conduite protègent lesbrigands soient très-sévèrement punis.

Le gouverneur de Novi les protège, je demande quele gouvernement en fasse un exemple sévère.

M. Girola, qui a fait de Gènes une place d’armescontre les Français, doit être arrêté, ou au moinschassé de la ville de Gènes. ,

Ces satisfactions préalables sont dues aux mânes demes frères d’armes égorgés dans votre territoire.

Pour l’avenir, je vous demande une explication ca-tégorique. Pouvez-vous ou non purger le territoirede la République des assassins qui le remplissent ? Sivous ne prenez pas des mesures, j’en prendrai : jeferai brûler les villes et les villages sur lesquels il seracommis l’assassinat d’un seul Français .

Je ferai brûler les maisons qui donneront refugeaux assassins. Je punirai les magistrats négligents quiauraient transgressé le premier principe de la neutra-lité , en accordant asyle aux brigands.

L’assassinat d’un Français doit porter malheur auxcommunes entières qui ne l’auraient pas protégé.

La République française sera inviolablement attachéeaux principes de la neutralité ; mais que la républiquede Gènes ne soit pas le refuge de tous les brigands.

Bonaparte.