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MÉMOIRES DE NAPOLÉON.
le peuple contre nous ; il n’est sorte de mauvais traite-ments qu'il n’ait fait essuyer à notre avant-garde. J’au-rais été autorisé, sans doute, à le faire juger par unecommission militaire ; mais, par respect pour VotreAltesse Royale, intimement persuadé de l’esprit dejustice qui caractérise toutes vos actions, j'ai préféréde l’envoyer à Florence , convaincu quelle donneraitdes ordres pour le faire punir sévèrement.
Je dois en même temps faire mes remercîments àVotre Altesse Royale, de la bonté qu’elle a eue de pro-poser le général Strasoldo pour faire procurer à l’arméece qui lui était nécessaire ; il s’est acquitté des ordresde Votre Altesse Royale avec autant de zèle que desuccès.
Au citoyen Faypoult, ministre a Genes.
Au quartier-général à Milan , le 25 messidoran 4 ( i 3 juillet 1796 ).
Je n’ai pas encore vu M. Cataneo, citoyen ministre;lorsque je le verrai, il sera content de moi, et je n’ou-blierai rien de tout ce qui peut l’endormir et donnerau sénat un peu plus de confiance.
Le temps de Gènes n’est pas encore venu, pour deuxraisons :
i° Parce que les Autrichiens se renforcent, et bien-tôt j’aurai une bataille. Vainqueur, j’aurai Mantoue , et