pour la faire éclater d’une manière aussi grave. Con-ciliez , citoyen général, avec l’activité de vos travauxmilitaires, les soins que réclame la répression con-stante et sévère de ces germes alarmants d’insurrection,qui pourraient peut-être étonner les troupes et ralentirleur audace contre les Autrichiens, sur lesquels elle nedoit cesser de se déployer avec le même éclat. L’enlève-ment d’un grand nombre d’otages, et les plus considé-rables dans les différents pays , est un moyen puissantà employer contre la révolte.
La droite de l’armée de Rhin-et-Moselle touche bien-tôt au lac de Constance , et va inquiéter les derrières del’armée autrichienne d’Italie . Le prince Charles, ré-duit à la moitié de ses forces par ses pertes et par lesgarnisons qu’il a jetées dans les places , prend le chemindu Danube . Les généraux Moreau et Jourdan lepressent avec vivacité sur ses deux flancs.
La campagne la plus décisive paraît déjà être à l’abride tout retour fâcheux, et les nouvelles que le Direc-toire attend incessamment de vous, citoyen général,ajouteront encore à la glorieuse et étonnante situationmilitaire de la République.
Carnot.