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Tome sixième.
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PIÈCES JUSTIFICATIVES. 36g

Deux - Siciles désire profiter de votre éloignement,pour conclure, à des termes extrêmement avantageuxpour lui, un traité contre lequel s’élève sa partialitépour l’Angleterre et pour l’Autriche . C’est à vous, ci-toyen général, à nous instruire de notre véritablesituation en Italie , et de notre position particulière àl’égard de Naples . Ce que vous nous dites au sujet desdispositions peu favorables des Napolitains qui sont àBrescia , et du danger qu’il y aurait à les y laisser, nousa fait considérer l’état de l’armée d’Italie avec la plussérieuse attention. Nous nous sommes demandé si lemoment des grandes chaleurs, celui où cette arméea r5,ooo hommes malades, celui surtout où elle sedispose non - seulement à entrer dans le Tyrol , maispeut-être à se lancer vers Trieste , était l'époque favo-rable pour rompre l’armistice conclu avec Naples . Nousavons pensé que l’heure de cette rupture, si elle doitavoir lieu, n’était point arrivée, et qu’il serait cepen-dant dangereux de s’endormir sur la foi italienne quinous a si souvent trompés. Nous croyons en consé-quence , citoyen général, devoir seulement vous re-commander de surveiller scrupuleusement les Napoli-tains qui sont à Brescia et de les éparpiller de manièreà les rendre moins dangereux, d’en gagner quelques-uns , même pour connaître toutes leurs démarches , etde vous tenir en mesure de vous saisir de leurs che-vaux et de leurs armes, si cela devient nécessaire. Si lacour de Naples , infidèle à l’armistice, se montraitouvertement notre ennemie, si elle s’avancait à votrerencontre , ou se déclarait de nouveau absolument en

Montholon.—Tome FL