376 MÉMOIRES DE NAPOLÉON,
pourrons, avec une sécurité entière, menacer Romeet Naples pour les faire accéder à nos vues.
Les maladies qui assiègent la garnison de Mantoue doivent bientôt réduire cette place, et nous obligentde ne l’observer que de loin. La santé des troupesoccupe vivement notre sollicitude, et attire sans doutevos soins les plus assidus, que réclament le courageet la fidélité républicaine de ces braves défenseurs dela patrie. Il faut faire évacuer, autant que possible,sur des lieux salubres, les malades que leur état per-met de transporter.
Réveiixèhe-Lépeaux.
Paris , le 17 fructidor an 4 ( S septembre 1796).
Le Directoire a reçu, citoyen général, vos dépêchesdu 9 de ce mois. Le tableau des forces de l’armée quevous commandez, rendue en ce moment inactive parles maladies, et le compte que vous lui rendez duretard qu’éprouvent dans leur marche les renforts quivous sont destinés, l’ont vivement affecté; il écrit denouveau, et de la manière la plus impérative, rela-tivement à ce dernier objet, aux généraux Kellermannet Châteauneuf-Randon . Il vous observe néanmoinsque vos précédentes lettres et celles dè ses commis-saires annonçaient que des troupes parties des côtesde l’Océan arrivaient successivement à Milan .
Quelque important qu’il soit de marcher sur les