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Tome sixième.
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PIÈCES JUSTIFICATIVES.

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royaliste enragé. Ne le connaissant pas, et n’ayant paseu le temps de peser ses opérations, je suis bien loinde confirmer ce jugement : mais, ce qui me paraîtbien avoué, c’est qu’il agit dans le midi comme dansla Vendée , ce qui est un bon moyen pour la fairenaître.

Quand on n’a égard à aucune autorité constituée,que l’on déclare en masse tous les habitants de plu-sieurs départements indignes du nom de citoyens, onveut ou se former une armée considérable, ou fairenaître la guerre civile. Je ne vois pas de parti mitoyen :si vous laissez le général Willot à Marseille , il faut luidonner une armée de vingt mille hommes, ou vousattendre aux scènes les plus affligeantes.

Quand une ville est en état de siège, il me semblequ’un militaire devient une espèce de magistrat, etdoit se conduire avec la modération et la décencequ’exigent les circonstances, et il ne doit pas être uninstrument de factions, un officier d’avant-garde. Jevous soumets toutes ces réflexions, spécialement parla nécessité que j’ai d'avoir des troupes.

Je vous prie aussi d ôter de dessous mes ordres la8 e division, parce que les principes et la conduite dugénéral Willot ne sont pas ceux qu’il doit avoir danssa place, et que je me croirais déshonoré de voir dansun endroit où je commande se former un ferment detrouble, et de souffrir qu’un général sous mes ordresne soit qu’un instrument de factions.

Par sa désobéissance et par son insubordination, ilest cause des horreurs qui se commettent en ce mo-

Montholon.—Tome FI. 26