PIÈGES JUSTIFICATIVES.
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Naples et à l’Empereur. La paix avec Naples est detoute nécessité : restez avec Rome en état de négo-ciations ou d’armistice, jusqu’au moment de marchersur cette ville superbe.
Rome deviendrait très-forte de sa réunion avec Na-ples. Si nous sommes battus sur le Rhin , il nousconvient de faire la paix avec Rome et Naples.
II est une autre négociation qui devient indispen-.sable : c’est un traité d’alliance avec le Piémont etGènes . Je voudrais donner Massa et Carrara, les fiefsimpériaux, à Gènes , et la faire déclarer contre la coa-lition.
Si vous continuez la guerre avec Naples, il me pa-raît nécessaire de prendre Lucques , et d’y mettregarnison : cette place est forte et bien armée; ellecouvre les Etats de Gènes, et offre une retraite à lagarnison de Livourne .
Par cette lettre et celle ci-jointe vous connaîtrezparfaitement notre position. Je n’avais jamais comptéqu’après avoir détruit, en une campagne, deux arméesà l’Empereur, il en aurait une plus puissante, et queles deux armées de la République hiverneraient bienloin du Danube : le projet de Trieste et de Naples étaitfondé sur des suppositions.
J’ai écrit à Vienne, et ce soir le courrier part dansle même temps que l’armée se porte sur la Brenta .
Je fais fortifier l’Adda; mais c’est une faible barrière.Je vous le répète : des secours prompts! car l’Empe-reur fait déjà filer ses troupes.