PIÈCES JUSTIFICATIVES. l\ 1 3
triche, de l’acharnement qu’elle montre contre tousceux qui ont cherché à se rapprocher de la République .Ils seront peut-être inquiets sur les suites de la pro-position d’armistice; il sera facile de leur faire sentirque leur intérêt même le commandait ; qu'il leur donnele temps de se réunir et de combiner les moyens debriser le joug odieux qu’on veut leur imposer; qu’ildonne le temps à la République de rétablir une disci-pline sévère dans ses armées et de préparer les moyensd’une attaque plus vigoureuse que les précédentes, etqui sera la dernière, s’ils veulent la seconder.
Je recommande, citoyen général, àivotre zèle et àvotre sagacité les objets que je viens d’indiquer, ceuxmême que la brièveté du temps ne m’a pas permis detoucher, bien sûr que rien de ce qui peut intéressernotre commune patrie ne vous échappera.
Je vous remets un chiffre, pour servir à la corres-pondance intéressante que j’attends de vous.
C. Delacroix.
Instructions données par le Directoire exécutif de laRépublique française au général de division HenriClarke , envoyé extraordinaire de la République fran-çaise près la cour de Vienne.
Paris , le 26 brumaire an 5 ( 16 novembre 1796).
Le Directoire de la République française , voulant,répondre au vœu général de l’Europe , et contribuer,autant qu’il est en lui, à arrêter l’effusion du sang des