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PIÈCES JUSTIFICATIVES. /j 1 <)
«lent que le gouvernement français attende encorepour se prononcer sur le sort du nord de l’Italie ;qu’une décision prématurée pourrait former un grandobstacle à la paix ; qu’un peuple aussi dépourvu d’énergie, esclave des préjugés les plus dégradants, sou-tiendrait assez mal le rôle de peuple libre; qu’il seratoujours temps de l’affranchir absolument, ou de luiassurer une constitution plus heureuse et plus libreau moment où nous traiterons de la paix de l’Italie .Dans mes relations avec les députés de Milan , je neleur ai jamais rien dit qui contrariât ces principes, etce que vous me marquez me confirme plus que jamaisdans la résolution d’être toujours aussi circonspect. Sima lettre vous trouve encore à Milan , vous pouvezdémentir hautement Savador. 11 est vrai que, l’hiverdernier, je l’avais envoyé dans le Milanais pour con-naître la disposition des esprits, les forces de nos en-nemis, etc.; mais cette mission a cessé aussitôt queBonaparte eut franchi l’Apennin ; et, dès auparavant,je m’étais bien aperçu que je ne pouvais tirer presqueaucun parti de cet homme, sur lequel on me donna,à peu près à cette époque, des renseignements très-peu favorables. Lors même qu’il était chargé d’aller àla découverte, ma correspondance avec lui était à peuprès nulle; depuis que nous sommes maîtres de Milan ,elle l’a été entièrement.
Je ne serais point étonné que la cour «le Vienne vousrefusât, ou tout au moins tardât beaucoup à vous ex-pédier les passe-ports nécessaires, tant sont serrés etforts les nœuds qui la lient à la cour de Londres ; ce-
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