PIÈCES JUSTIF1CA TIVKS.
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Au même.
A u quartier-général à Milan , le 8 nivôse an 5( *8 décembre 1796).
Il y a dans ce moment-ci en Lombardie trois par-tis : i° celui qui se laisse conduire par les Français;2 ° celui qui voudrait la liberté, et montre même sondésir avec impatience; 3° le parti ami des Autrichienset ennemi des Français . Je soutiens et j’encourage lepremier, je contiens le second, et je réprime le troi-sième.
Il est faux que j’aie augmenté la contribution de laLombardie de huit millions; et le parti qui vous aremis un mémoire basé sur ce fait ferait beaucoupmieux de payer les cinq millions que lui et ses affidésdoivent à la République , et ont volés à l’armée, quede parler d’un pays où sa compagnie s’est fait univer-sellement mépriser par les coquineries de toute espècequ elle a commises.
Les Républiques cispadanes sont divisées en troispartis : i° les amis de leur ancien gouvernement;2 0 les partisans d’une constitution indépendante, maisun peu aristocratique; 3° les partisans de la consti-tution française ou de la pure démocratie. Je com-prime le premier, je soutiens le second, et je modèrele troisième.
Je soutiens le second et je modère le troisième,parce que le parti des seconds est celui des riches pro-priétaires et des prêtres, qui, en dernière analyse,
Montholon.—Tome VI. 2 8