PIECES JUSTIFICATIVES.
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un parti sans assembler les cardinaux en congrégation.Ces hommes, la plupart étrangers à tous les intérêtsde l’état, décident en corps, sans qu’aucun soit res-ponsable de rien. Cette ancienne politique du Vatican ,si célèbre autrefois, est tombée en enfance, et l’admi-nistration intérieure de l’état est aussi dans une con-fusion extrême.
On pense à la cour de Rome et à celle de Naples qu’un traité par lequel elles s’obligeraient à admettreles Français avec des privilèges, à ouvrir les prisons àleurs sujets détenus pour opinions politiques, et à re-noncer à la persécution de ce qu’on appelle les Jaco-bins, ferait perdre tous leurs moyens d’autorité etde sûreté. Le sombre esprit de la tyrannie est plusfort que les sentiments du véritable intérêt. La peurque le despotisme a d’être méprisé est plus grande quecelle que vos armées peuvent lui inspirer.
J’ai parlé au cardinal Busca du bruit répandu dansRome de l’entrée en Romagne de plusieurs régimentsnapolitains; il m’a'dit n’en avoir aucune nouvelle, etles lettres de ce pays arrivées aujourd’hui par la posten’en parlent pas non plus. C’était, comme je l’avaisjugé, un de ces faux bruits semés à je ne sais queldessein par le parti napolitain. Je remarque que M. Ga-leppi est arrivé ici et qu’il ne vient point me voir, ünne cherche en aucune manière à revenir et à s’en-tendre.
Vous m’annoncez une lettre des commissaires dugouvernement qui ne m’est point encore parvenue; jepense quelle m’arrivera par le courrier de Milan : elle