Band 
Tome sixième.
Seite
507
JPEG-Download
 

PIÈCES JUSTIFICATIVES.

5t>7

il a passé dans cet hôpital soixante-quinze mille per-sonnes assassinées de différentes manières à Rome etaux environs, sous le règne du Pape actuel : c’est lamême chose dans le royaume de Naples et dans toutl’Etat ecclésiastique. D’après cela seul, jugez du restedu gouvernement, et combien les peuples doivent yêtre attachés ! La superstition seule et un peu de craintedes sbires contiennent dans une apparence d’ordre cespopulations aisées à asservir.

Je pense qu’il ne faudrait songer cet hiver qu’à réu-nir la légation de Ravenne à celles de Bologne et deFerrare , et à former un nouvel état du Pérugino,d’Urhin et de la Roinagne, laissant de côté la ville deRome et tout son*territoire empesté, jusqu’à la Médi-terranée, qu’on dominerait par mer.

Je souhaite que la situation de nos affaires vouspermette encore d’exécuter cette entreprise, et quenous soyons en état de la soutenir. Vous êtes tropsage pour rien commencer qu’on serait obligé d’aban-donner ensuite.

J’apprends avec grand plaisir que l’affaire de Gènes va se terminer ainsi que je l’ai toujours désiré et pro-posé. La bonne politique est de nous assurer les peu-ples de l’Italie supérieure, qui valent infiniment mieuxque ceux de la partie inférieure.

A Naples , tout gémit et fléchit sous un terrorismeinquiet. Les ministres étrangers même sont asservisau point de ne pouvoir écrire ni recevoir une lettrerçui ne soit pas décachetée ; ils n'osent faire venir etdonner à lire c hez eux, non-seulement nos gazettes