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Tome sixième.
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5-20 MÉMOIRES DE NAPOLÉON,

et il a besoin d’être concerté avec soin. Je fais observerque le gouvernement romain veut faire passer parAncône le courrier ordinaire de Pezaro, qui allait pré-cédemment par le Furlo.

Quand nous aurons tiré à peu près, de pièces et demorceaux, le mieux qu’il sera possible ; les 3 o,000,000 f.imposés, sans compter tout ce que la guerre aura coûtéde pertes à l’Etat ecclésiastique, nous aurons toutépuisé, et il est possible d’aller jusqu’au bout sans fairenaître de trouble ni d’irritation qui puisse dégénéreren fureur. Il faut pouvoir rester ensuite bons amis,ou tout au moins dans une bonne harmonie. Permet-tez-moi donc de vous prier, citoyen général en chef,de vouloir bien écouter avec attention M. le marquisMassimi, et faire en sorte que ce que vous trouverezutile et juste soit ordonné et réglé d’après vos sagesidées, et non abandonné à la vivacité des têtes bouil-lantes.

M. le marquis del Vasto est venu me voir, et nousnous sommes fait beaucoup d’amitiés. La cour deNaples paraît contente de la paix de Rome ; elle semontre enfin persuadée du grand intérêt qu’elle ad’être en paix avec nous.

Elle paiera les 8,000,000. La situation imposantede l’armée d’Italie , qui va toujours en augmentant,ne peut manquer de bien assurer l’état de paix del’Italie inférieure; mais vous sentez que si le Pape paiebien ce qu'on lui impose, ses moyens resteront épui-sés , et nous aurons tant tiré, qu’il est à propos de lecontenter ensuite, de le ménager après pour nos